Une vie qui ne manque pas de génie (1) – Génie, ça marche même sans frotter !

La scène se déroule dans un amphithéâtre à moitié remplie, mais où la quasi-majorité des étudiants somnolent, ci ce n’est les plus studieux ou les comiques qui gloussent à la moindre remarque. La faculté n’est plus ce qu’elle était et ceux qui s’engagent désormais dans la filière histoire antique et civilisations anciennes sont plus là pour faire la fête que pour étudier.

— … Comme je l’ai évoqué dans les cours précédents, le Dieu de la fertilité tenait un rôle très important dans la culture de ce peuple. Aussi, le veineraient-ils couramment de différentes façons ; par exemple les offrandes animales et humaines tenaient une place importante. Par exemple, ils sacrifiaient souvent des jeunes filles vierges car ils pensaient que la pureté de ces offrandes satisferait au plus au point leur Dieu de la fertilité et que dès lors, il comblerait la libido de tout le peuple.
— Pas d’orgie Monsieur ?

Gros gloussements dans l’assistance.

— Ah ! Je vois que ce genre de détails n’a manqué à personne…
— Alors elle n’était pas violée la pucelle ? Continue l’étudiant plus attiré par les détails scabreux que par la connotation culturelle
— Et bien si ça peut vous plaire, sachez qu’elle était violée à mort… Tel était le sacrifice… »

Je me présente ; je m’appelle Nico et je suis étudiant en histoire antique et civilisations anciennes. L’ambiance n’est pas particulièrement géniale dans ce cours mais peu m’importe car j’adore ce que j’étudie et j’apprécie aussi le prof. Ma vie était jusqu’à présent pas vraiment folichonne ; ma copine a claqué la porte de mon studio il y a déjà trois mois et depuis pas grand-chose. Très attaché à elle, ce qui ne devait pas être réciproque car elle m’a quitté pour un pommé, je me satisfais d’une vie des plus simple… Quelques amis, mes études et le film porno du samedi soir… Bref, tout cela est fort excitant, n’est ce pas ?
Toutefois, tout bascula un beau jour et bien que cette histoire puisse vous paraître totalement fantastique, je me permets quant même de vous mettre dans la confidence de ce qui est assurément « ma révélation »…

Ma passion prononcée pour l’histoire m’a permis de me rapprocher des mes profs et bien souvent après les cours, alors que tous les étudiants se précipitent au bistro du coin, je m’attarde habituellement à discuter civilisations anciennes avec mes profs. De fil en aiguille, ils m’ont ouvert la porte de leur bureau, puis celle des laboratoires et finalement celle des archives d’objets anciens. Ce n’est quant même pas un musée mais quant même, il y a de belles pièces, pour la plupart trouvée par le corps enseignant lui-même lors de fouilles subventionnées chaque année par l’université. À côté des plus belles pièces rapidement mises en valeurs après un nettoyage méthodique, d’autres objets sont laissés plus ou moins à l’abandon en attendant que quelqu’un vienne les dépoussiérer et découvrir ce qu’ils renferment et cachent. Mon véritable plaisir est de flâner parmi toutes ces étagères pleines à craquer d’objets que le commun des mortels pourrait considérer comme de la gnognotte… De vieux vases, des bouts de jarre, des bouts de sarcophage, des pierres anciennes, etc.

Ce soir-là, le cours concernant les rites voué au Dieu de la fertilité venait de s’achever et notre prof avait proposé à ceux que ça intéressé (c’est-à-dire travail obligatoire à rendre par tout le monde) de faire une étude plus poussée sur le sujet… Tout de suite, certains s’étaient proposés de rendre comme travail le dernier Playboy ou encore des photos de cul… Mais bon, il restait toujours qu’il fallait dénicher des informations sur le sujet et à part la bibliothèque, disons que ce n’est pas gagné…
Pour changer, j’avais décidé de passer un petit moment dans la salle d’archives et occuper ma soirée, avant de rentrer dans mon studio bien vide… Je poursuivis mon étude d’une petite poterie, datant de bien avant JC. Les dessins représentés étaient très fins, ce qui était d’autant plus remarquable que ce petit vase était encore entier malgré des siècles et des siècles d’enfouissement. La scène représentée était de la même veine que sur les autres objets trouvés durant la même fouille ; était une vénération aux Dieux, et on pouvait observer une sorte de sacrifice humain. Ce qui était le plus étonnant avec ce vase était qu’il était, comment dire, scellé, avec une sorte de terre cuite et Dieu seul sait ce qu’il renfermait. Ceci piqua mon attention mais loin de moi l’idée de « forcer » l’entrée du vase car si je cassais quelque chose en salle des archives, j’étais bon pour ne plus y remettre les pieds…

Les heures passaient et je me trouvais toujours dans les sous-sols de l’université malgré l’heure avancée. Je me décidais alors à rentrer chez moi. Je rassemblais mes affaires qui m’avaient permis de prendre quelques notes sur mes observations, quand soudain, en posant mon sac sur la table pour le fermer, ce qui changea le cours de mon existence arriva… Posant trop violemment le sac sur la table, sûrement à cause d’un gros besoin de sommeil, le petit vase que j’avais étudié auparavant dans la soirée tomba de la table. Il faut certes avouer que je l’avais laissé en bord de table mais jamais je n’aurais pensé qu’il put tomber. Et nécessairement, comme tout objet fragile qui tombe se casse, il arriva de même à cet objet d’une civilisation antique.

— À tous les coups, ça va être pire que 7 ans de malheur, me dis-je dans ma tête…

Par terre, il ne restait plus qu’un amas de morceaux.

— Bon de deux choses l’une… soit j’avoue tout et je suis bon pour un sacré coup de pied au cul… soit je cache l’événement…

La réflexion ne fut pas longue. Je m’empressais de ramasser tous les bouts du feu vase pour cacher ma maladresse quand, parmi les morceaux, je tombais sur un objet insolite… une bague, et en métal qui plus est…
Après une première stupeur, je me rends compte que j’ai enfin la solution à l’énigme qui me turlupinait… Voila donc ce que renfermait ce vase. Mais que vient donc faire cette bague dans un vase ? En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, j’attrape la bague, la fourre dans ma poche, retire les dernières poussières qui traînent encore par terre et me précipite chez moi…

De retour dans mon studio, suite à mes sensations fortes (enfin quoi… ce n’est pas tous les jours qu’on casse un objet plus vieux que le derrière de Cléopâtre…), je m’allonge sur mon lit quelques instants pour me reposer. Certes, il n’est que 2 heures du matin mais après tout, une bonne douche me ferait le plus grand bien. Après être rapidement déshabillé, je me précipite dans la salle de bains, met l’eau à couler et m’enfourne sous la douche. Comme toujours, ce moment est propice d’une part à me remettre les bons souvenirs que j’ai passé avec mon ex et d’autre part à me branler. Pour ne pas déroger la règle, j’entreprends de me caresser lentement en repassant à une de nos histoires de cul. Je la revoie nue sur mon lit, qui s’offrait à moi entièrement. Je me plaisais à la caresser longuement, surtout les seins… De même, ma langue s’attardait lentement sur sa chatte ruisselante… Mais bon, je ne suis pas là pour raconter ma vie privée n’est-ce pas ? Toujours est-il que je continue de me masturber et qu’après quelques autres bons souvenirs, j’éjacule longuement sous la douche.

Après être sorti de la douche et séché, je m’en retourne dans ma chambre, dans le plus simple habit pour dormir, quand je repense alors à la découverte que j’ai effectué… la bague ! Je m’empresse alors d’aller fouiller les poches de ma veste pour finalement sortir le Saint Graal ! Elle est tout bonnement magnifique, c’est à se demander comment ils pouvaient faire ça à leur époque… Bon ! Coupons court à toute discussion, il est évident que je ne pouvais m’empêcher de me passer la bague au doigt, si j’ose dire. Et là… rien. Elle me sied parfaitement et finalement le sommeil à raison de moi…

La jeune fille est là, pieds et poings liés. Le décor, lui aussi, est là. On se croirait presque dans une reconstitution d’un péplum, durant un tournage de film… Il y a les gardes armés de lances, les chevaux, les esclaves… et la jeune fille. Une horde de gens, manifestement de simples paysans, ovationnent je ne sais quoi dans une langue qui m’est tout sauf familière. Un garde tient la jeune fille en laisse, comme on tiendrait son chien. Celle-ci pleure face à un destin qui ne laisse aucun doute. Encore toute habillée, on l’amène sur une sorte d’estrade des temps anciens… un autel me diront certains… Enfin s’ils savent mieux que moi, ils n’avaient qu’à être là à ma place ! Mais bon, continuons… La fille reste stoïque… moi à sa place, je ferais pas le fier, mais bon, c’est sûrement un honneur pour elle de servir un sacrifice.

Un drôle de type s’approche de l’estrade et commence à s’égosiller sur quelques prières assurément vouées à leur Dieu. La nuit étant tombée depuis longtemps, l’ensemble de la scène est digne d’un des meilleurs sons et lumières de tous les temps ; j’ai presque envie d’applaudir tant le réalisme est criant. Bon, je n’ai pas ma montre sur moi mais on admettra que le grand gourou a passé une bonne dizaine de minutes à débiter ses salades. Et vient le moment temps attendu par tous (l’audimat de l’époque se jugeait aux ovations du public qui manifestement se délectait du spectacle tant des cris retentissent dans tous les sens…) ; quelques jeunes filles, tenant des jarres à la main, font leur entrée sur scène. Elles s’approchent de la future victime qui se trouve présentement attachée par les poings à un poteau. Les servantes posent leur matériel par terre, et s’affairent sur la jeune fille. Elles commencent à lui retirer ses vêtements ; pour être plus précis, elles lui découpent sa tunique avec des sortes de poignards. En un rien de temps, la voila nue comme un ver aux yeux de tous. Tandis que je m’attarde à dévisager cette pauvre fille, la scrutant de bas en haut, les servantes en ont profité pour prendre en main leurs jarres et enduire la fille de ce qui est manifestement de l’huile. Tout d’abord énergiquement puis plus calmement sur les seins, le ventre… et l’entre jambe. On ne tient plus la foule qui exulte… Durant quelques bonnes minutes, ces femmes ne cessent de la frictionner dans tous les sens, pour finalement arrêter leur office et se poster à son coté, sans bouger.

L’homme que j’ai supposé être le grand gourou de la cérémonie revient en scène et sous les acclamations de la foule, lance des mots que le peuple reprend en masse. Il se retourne ensuite, laisse tomber une sorte de bâton de prière qu’il tenait depuis le début et lève les bras au ciel. Les servantes qui avaient lavé auparavant la jeune fille s’approchent alors de lui, et tandis qu’il ne bouge pas, lui retirent ses vêtements (qui se restreint à vrai dire à une sorte de toge…) pour finalement le découvrir intégralement. L’une des servantes s’empare de sa jarre et se rapproche du prêtre. Elle s’agenouille juste à ses pieds, face à lui, trempe sa main dans sa jarre et va enduire le sexe bien tendu du gourou. Elle le masturbe légèrement tout en rajoutant encore et encore de l’huile. Ayant achevée son œuvre, celle-ci se retire, en compagnie de toutes les autres servantes. Un des gardes qui était resté en retrait se rapproche de la jeune fille, défait ses liens d’un coup de lame.
La future victime, toujours souriante, avance d’elle-même vers une sorte de table disposée sur l’estrade, assurément le lieu où elle va être torturée… Elle grimpe dessus et se met à quatre pattes, le cul bien tendu. De nouveau, comme si tout ce rituel avait été organisé à la lettre près, une servante se détache du lot, se rapproche de la jeune fille et enduit sa main dans la jarre. Elle commence à lui glisser la main vers la chatte, la caresse en surface (il faut reconnaître que je suis dans les premiers rangs de l’assistance en délire et donc que je ne perds pas un détail de l’histoire) sans toutefois la pénétrer. En revanche, après avoir glissé de nouveau sa main dans la jarre, elle approche un doigt de ses fesses, et commence à la stimuler de ce côté là… Elle enduit bien toute sa rosette, et finalement, sans ménagements, fourre un doigt dans son anus. Elle y va-et-vient longuement, n’hésitant pas à rajouter une grande quantité d’huile ; nul ne doute que son cul serra offert…

Finalement, la servante se retire pour l’énième fois et le grand gourou va pouvoir enfin faire son travail ; il s’approche par derrière de la victime, prend son sexe dans une main, le temps droit vers le postérieur de la fille et sans aucune délicatesse, l’enfourne dans sa chatte. L’ayant attrapée par les cotés, il ne cesse de la labourer de plus en plus violemment (c’est sûr qu’à l’époque, les femmes ne votaient pas et n’avaient pas leur mot à dire…) sous les hurlements de la foule en délire ; la fille aussi hurle mais allez savoir pourquoi… Après quelques instants, le gourou retire son sexe du vagin de la fille qui halète bruyamment malgré le boucan environnant. Le type prend un peu de recul, redresse un peu sa queue encore toute raide et la place à l’entrée de son cul. Sans avertir, il la fourre d’un seul coup, ce qui fait chavirer au passage la fille sous la violence de cette pénétration. La voila affalée sur la table et le prêtre qui lui grimpe dessus, pour pouvoir bien caler sa queue dans son cul et la labourer sauvagement. Le gourou fait sa besogne et après quelques minutes, il se relève, la queue flapie, tout fier de ce « sacrifice », et s’en retourner scander des paroles qui soulèvent la liesse populaire.
Soudain, comme si tout le monde était donné le mot, toute l’assistance quitte ses vêtements ; manifestement la jeune fille va subir un gang bang version antique mais cela ne semble choquer personne. Deux gardes viennent l’encadrer, la remettent à quatre pattes tant bien que mal, et la tiennent fermement pour qu’elle ne bouge plus pour le futur passage de ses bourreaux.

Le hic dans l’histoire, c’est que moi, je ne bouge pas ; je suis toujours atterré à cause de la scène que je viens de vivre et il ne faut pas beaucoup de temps pour que, je ne sais comment et pour quelle raison, je me retrouve entouré des quelques gardes en armes. Ils ont plutôt une tête patibulaire. Allez savoir pourquoi ils m’en veulent… Il est sur que je ne me suis pas déshabillé… Certes… Mais bon, je suis pudique moi ! Il doit y à voir autre chose…. Attendez que je trouve… Ah ! Ben oui ! Allez expliquer à ces guignols tout droit sortis de Spartacus qu’un type peut être habillé en jean et en pull, avec des chaussures et une veste. Assurément mes voisins de foule ne s’en étaient pas rendus compte plus tôt, trop absorbés par la jeune fille violée publiquement mais là, rien ne leur a échappé à ces prédécesseurs de Sherlock Holmes…

Je tente de bredouiller quelque chose mais je vois déjà un bras se lever, tendre sa lance vers moi et…

Je me réveille en sursaut… Check up intégral ? Ok… c’est bien moi, je suis bien entier mais je suis dans mon lit, transpirant comme en plein été… Ce n’était qu’un rêve… Ouf… Dire que j’allais passer au grill, il s’en est fallut de peu… Je me redresse un peu, tente de reprendre mes esprits mais chose étrange, une odeur très prononcée d’épices et de fleurs imprègnent mon studio, genre voyage à Bali… A tous les coups, mes sens sont encore dans le pâté suite à mon rêve… Mais quant même…
Je me relève totalement, m’assois sur le bord du lit, bien décidé à aller dénicher quelque boite de riz thaï est en train de pourrir dans un placard ; je tends le bras vers l’interrupteur et pousse le bouton. Mais aussitôt les lampes s’allument-elles, que les ampoules grillent toutes d’un seul coup. Mais ça, pour tout vous avouer, ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangé ; l’élément perturbant, c’est que je viens de voir quelqu’un debout dans mon studio. Bon, calmons-nous, il doit être environ 4 heures du matin, tu sors d’un drôle de rêve et il y a une personne debout chez moi… Cherchons l’erreur…

— Y a quelqu’un ? (C’est toujours le genre de question qui avance à beaucoup…)

Pas de réponse…

— Bon, allez, Bertrand, je t’ai reconnu, laisse tomber, c’est nul…

Pas de réponse…

Aussi soudainement qu’elles ont grillées, les lampes se rallument. Au moins, j’ai une bonne nouvelle et une mauvaise… La bonne : je ne me trompais pas. La mauvaise : je ne suis pas seul. Allez savoir comment, mais en plein milieu de mon chez moi, (j’ai pas dit chez le voisin, ou encore dans un magasine porno… chez moi quoi !), se trouve une jeune femme nue et qui plus est, si mes souvenirs sont bons, la jeune fille de mon rêve… Bon, elle a part l’air bien méchante ; elle est nue comme un ver, me regarde droit dans les yeux, mais à part ça, jamais de problème !
Zou ! Je me lance…

— Vous avez perdu votre route ? (Bon, ok, j’aurais pu trouver mieux comme entrée en matière mais j’aurais bien aimé vous y voir !)

Pas de réponse…Elle se contente de me dévisager de la tête aux pieds…

— Ça y est, j’ai compris, dis-je à tout hasard, vous êtes en train de laver vos vêtements dans ma salle de bains et vous vous apprêtez à repartir…

Enfin, je suis quant même pas trop pressé qu’elle reparte car elle est diablement mignonne… Gros silence… Je continue toujours de l’observer… De jolis seins, pas trop gros ni trop petits, bien proportionnés, un sublime visage, avec des cheveux châtains, un sourire ravageur, des yeux verts… Mais aussi une jolie…

— Bon, vous avez fini de me mater, me lance-t-elle
— Pardon ?
— Vous avez très bien compris, si vous voulez contempler, il n’y a qu’à demander mais il ne faut pas se rincer l’œil sans demander la permission
— Ce n’est quant même pas moi qui suis nu chez quelqu’un ! Lui retorque-je.
— Mais vous avez bien fait appel à moi non ?

Alors là… gros problème. Check up intégral… Non pas de défaillance de la mémoire ; je n’ai jamais rencontré cette fille, si ce n’est en rêve (je m’en souviendrais quand même) et j’ai encore moins fait appel à elle…

— Vous pourriez préciser ?

Cette phrase est sortie de ma bouche je ne sais comment… Il est clair que la situation est plus que ridicule ; je me vois bien la raconter demain à un ami… Alors, tu vois, hier soir, il y avait une sublime fille nue chez moi, je ne sais pas comment et comme moi aussi étais nu, on est resté là à se regarder… Stop le délire, c’est bon pour l’asile ça…

— Vous ne me croyez pas, me lance-t-elle
— Pas vraiment non…

Elle me sourit alors et là… C’est digne du meilleur magicien du monde ; même Copperfield ne le fait pas ça… Je me retrouve avec un type nu devant moi, à la place de la fille…

— C’est plus clair, me dit-il ?

Je réfléchis quelques instants ; bon, une fille nue chez toi se transforme en type et prétend que tu l’as appelé…

— Ah oui ! C’est plus clair ! dis-je… Vous pourriez éteindre la lumière, je dois être encore en train de rêver alors faites-moi plaisir, allez jouer ailleurs, je préférais encore la scène version antique…

Je me retourne alors sur mon lit, me rallonge comme s’il n’y avait personne chez moi, persuadé que je suis actuellement en train de rêver et que dans deux minutes, je vais me réveiller…

— Vous n’avez donc pas compris ? Le type me sort-il.

Me prêtant à ce jeu déliresque de mon rêve, je lance alors…

— Je préférais encore la jeune fille…

Une voix douce et féminine vient alors me siroter au-dessus de l’oreille (je me suis recouché sur mon lit et j’ai fermé les yeux…) :

— Je sens votre désir, je vais le combler…

Ayant toujours gardé les yeux fermés, je m’amuse à deviner ce que mon esprit va encore inventer. C’est assez amusant comme situation ; j’ai lu l’autre jour un article sur les gens qui étaient conscient durant leurs rêves et qui étaient même capable de bouger à volonté alors qu’ils dormaient… Ca doit être mon cas… Je suis plus près de dormir normalement…
Je sens alors une main qui se rapproche de mes cuisses, puis de mon sexe. Celui-ci, encore un peu échaudé d’avoir contemplé une superbe créature de rêve (c’est le cas de le dire), est encore un peu au garde à vous. La main continue toujours son trajet, empoigne ma queue et commence à me masturber. Le pire dans tout ça, c’est que c’est aussi vrai que nature… Je revois bien ma copine en train de faire ces gestes… Je sens un souffle sur le bout de mon gland, annonciateur qu’une langue s’approche à grande vitesse ! Et bien évidemment, voila que la jeune fille commence à lécher mon sexe ; d’abord un petit coup de langue puis elle engouffre toute ma queue dans sa bouche.

J’ai pour l’instant toujours les yeux fermés et si je n’avais pas été dans cette situation déliresque de rêve, j’aurais parié que mon ex était au commande, tant cela lui ressemblait !
La jeune fille, elle, s’affaire toujours… Elle continue son va-et-vient, lentement puis plus rapidement ensuite, s’arrête parfois pour pieux accélérer. De l’autre main, elle me caresse le torse… Rapidement, j’éjacule… Diable ! Que de réalisme ! On s’y croirait… Jamais un rêve ne pourrait être aussi… réel !

Craignant bien de ne pas vivre un rêve, j’ouvre les yeux, et vois la fille debout, au milieu de mon studio, comme si de rien était, comme au début de notre infortunée rencontre.

— J’ai besoin d’explications… Je ne rêve pas, n’est ce pas ?
— Bien sur que vous ne rêvez pas, maître ?
— Hein ?
— Vous ne rêvez pas !
— Dites, charmante créature, vous pourriez répéter la fin de l’autre phrase… ?
— Maître ?
— J’ai du louper un épisode, non ?

La situation, si elle dépasse les bornes du réel, ne manque pas de cocasserie…

— Qui êtes vous ? Que me voulez-vous ? Et pourquoi m’appeler maître ?
— Vous portez bien la bague, non ? Donc vous êtes mon maître ?

Alors là, il me faut, au moins une bonne minute, pour tout comprendre…

— La bague ? Vous voulez parler de cette bague ?

Je tends alors ma main droite, ou j’avais glissé la bague.

— Oui maître Je suis génie de la bague ; vous m’avez réveillé et je suis donc votre esclave.

Récapitulons toute l’histoire depuis le début sans oublier un détail… Je casse un vase, trouve une bague, la met, m’endors, rêve d’un sacrifice, me fait tailler une pipe et me retrouve maître d’un génie ! Mais c’est dimanche… !

— Et sans indiscrétion, mademoiselle le génie, je peux vous aider en quoi ?
— Avant tout maître, je suis asexué ; je prends la forme que vous désirez mais conventionnellement, j’apparais sous le sexe opposé de mon maître à moins que vous ne préféreriez mon autre apparence ? Mais je n’ai pas vu d’attirance pour le sexe masculin dans votre esprit.
— À parce que vous lisez dans mon esprit ?
— Oui maître
— Et je pense à quoi là ?
— Je ne peux vous le dire maître ; je ne peux lire dans votre esprit que pour apprendre à vous connaître mais jamais pour anticiper ce que vous désirez ; en conséquence, bien que connaissant la réponse, je ne peux répondre !
— Et que voulez-vous ?
— Je suis là pour exaucer 2 vœux.
— Vous me prenez pour Aladin ou quoi ?
— Non maître ; c’est la réalité.
— Et pourquoi pas 3 vœux, comme ça se fait couramment ?
— Ce choix est aussi arbitraire que celui de vous avoir sucer au lieu de mettre empalée sur vous maître. J’aurais très bien pu vous en proposer 1 seul comme 50…. Je dois toutefois vous avouer que mon précédent maître avait le droit à 500 vœux mais ça n’était pas de tout repos…
— Précédent ?
— Oui maître…
— Il est devenu quoi ?
— À force d’avoir tout ce qu’il voulait, il a voulu ne plus rien désirer ; c’est souvent comme ça qu’une liaison entre génie et maître arrête…
— Dites, où est l’arnaque ?
— Il n’y en a pas, maître…
— Hé hé, je vous vois venir avec vos gros sabots… Si je ne suis pas Aladin à tous les coups, je vais me retrouver avec une peau de chagrin sur les bras.
— Non maître Pas de contrat. On arrête quand vous voulez et dans la limite des vœux.

Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve en pleine nuit avec un génie sur les bras non ?

Rapidement, je réfléchis à la situation…

— J’ai le droit de demander tout ce que je veux ?
— Oui maître, dans la limite des vœux.
— Même la chose la plus saugrenue ?
— Oui maître…

Un petit sourire se dessine sur mes lèvres… Le dernier maître de ce génie y a eu droit, alors pourquoi pas moi ?

— Je souhaite que vous réalisiez tout ce que je désire… (Alors ça c’est du vœu… un vœu pour avoir autant de vœu de possible… pas bête hein ?)
— C’est impossible maître…

Une moue se dessine sur mon visage

— Et pourquoi ?
— Vous ne pouvez pas demander que je réalise tout ce que vous vouliez dans n’importe quel thème, maître
— Thème ?
— Oui, par exemple, je pourrais réaliser tout ce que vous voudrez pour de la cuisine, du sport, de l’argent ; autant de vœux que vous voulez mais dans une catégorie bien spécifique.

Ca demande réflexion quant même, non ? Je réfléchis…. Je réfléchis… Et je trouve !

— J’ai trouvé !

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