Une expérience échangiste

Je n’avais fait qu’effleurer la question de l’échangisme. À 49 ans, il me semblait que c’était le moment ou jamais d’aborder franchement cette forme de relation sexuelle. Je me sentais suffisamment mûre et sereine, encore bien dans mon corps et toujours à l’aise dans ma tête. Restait le plus difficile : convaincre mon mari. Oui, je sais, en général, c’est l’inverse qui se produit. Mais voilà, les femmes ne sont plus ce qu’elles étaient, ma bonne dame et mon bon monsieur !

Au cours d’une discussion familiale autour d’un poulet du dimanche, en compagnie de mon beau-frère et de ma belle-sœur, le sujet était venu sur le tapis. Je l’avais lancé, un brin provocante, histoire de voir comment mes commensaux allaient réagir. À ma grande surprise, mon beauf et sa femme échangèrent un sourire complice et, après quelques sous-entendus, lâchèrent le pavé dans le poulet :

— Nous faisons ça depuis pas mal d’années ! Oui, nous allons régulièrement dans un club.

Mon mari regarda sa sœur, la fourchette en l’air et la bouche bée. Il n’en croyait pas ses oreilles.

— Toi, tu es échangiste ? Tu baises avec n’importe qui ?
— D’abord, je ne baise pas avec n’importe qui, comme tu dis, je choisis ! C’est une expérience que je te conseille, ça ne rend peut-être pas intelligent, mais on se sent moins con !

La discussion embraya sur ce thème. Ma belle-sœur, prénommée Annie, était intarissable. La quarantaine rayonnante, bien installée professionnellement, elle assurait que cette expérience, entamée il y a une dizaine d’années (eh oui !), avait contribué à son assurance. Son mari, Alex, affirmait qu’il avait gagné en virilité. Bref, mon mari et moi, nous nous sentions comme deux ploucs. Surtout moi.

— Pourquoi ne viendriez-vous pas avec nous un soir ? Cela vous permettrait de vous faire une idée. On n’est pas obligé de forniquer dès le début. On peut grignoter un petit morceau et simplement regarder. C’est même conseillé la première fois, expliqua Annie.

Un ange passa. Mon mari ne réagissait pas.

— Moi, je suis partante, lançai-je.

Mon mari finit par accepter, à condition de bien s’en tenir à un rôle d’observateur. Et que je sois bien sage…

Deux semaines plus tard, nous entrions dans une belle demeure retirée dans les environs de notre ville, au milieu d’un petit parc. Annie nous avait expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une véritable boîte échangiste, mais d’un lieu privé tenu par des hôtes libertins qui ne recevaient que sur parrainage. Dans les faits, cela revenait à peu près au même. Une espèce de majordome à la virilité ostentatoire nous reçut pour nous conduire à un étage. C’était un genre de mezzanine qui faisait le tour d’un patio, au milieu duquel se trouvait une grande piscine équipée de transats et de tapis de sol. Ce patio était couvert, mais ce jour-là, la verrière était ouverte.

— Tout ça a dû coûter un max, lâcha mon mari, toujours très pratique. Déjà, il avait un peu tiqué sur le prix d’entrée : 60 euros par couple, lunch non compris.

Annie et Alex nous conduisirent à notre table, qui dominait la piscine. Ils avaient salué pas mal de monde en route. Visiblement, ils étaient comme chez eux. Elle portait une robe fendue jusqu’à la taille et très largement décolletée dans le dos, qui révélait l’absence de soutien-gorge ; lui, une chemise ouverte et un jean. Ils nous avaient conseillé d’adopter une tenue discrète, si nous ne voulions pas être importunés. Moyennant quoi mon homme était en costard et moi en tailleur. On jurait un peu.

Après avoir grignoté quelques tapas et bu quelques rosés d’Anjou, je me demandais si nous étions dans une soirée mondaine ou dans un lieu conçu pour le sexe. C’est à ce moment que quelques baigneurs firent leur entrée en bas, à la piscine. Entièrement nus. La trentaine, plutôt bien faits. Ils entrèrent avec précaution dans l’eau, nageottèrent, et commencèrent enfin à se toucher. Une autre fille se hissa sur le bord de la piscine et écarta les jambes, invitant un homme à venir la lécher. C’était parti. Les conversations au premier étage s’arrêtèrent. En bas, l’ambiance était aux préliminaires. Une dizaine de personnes se caressaient, se suçaient, se léchaient, s’embrassaient aussi. Puis vint la première pénétration et la piscine se transforma très vite en baisodrome. Certains copulaient dans l’eau dans un grand clapot, d’autres sur le bord, les filles couinaient, les hommes ahanaient.

— Tu viens, chéri, on y va, glissa Annie à Alex.

Moi, je commençais à avoir très chaud dans mon tailleur, mais pas question d’aller me joindre à cette orgie aquatique sans mon mari, qui continuait d’observer les débats avec intensité, sans parler. J’avoue que j’avais hâte de voir la sœur de mon mari en action. Mais ils se firent attendre. Je me demandais s’ils ne s’étaient pas arrêtés dans un salon, quand je les vis apparaître avec un autre couple d’âge mûr. Ils avaient dû discuter au rez-de-chaussée. Je remarquai que l’homme qui les accompagnait était déjà en érection. Avait-il été sucé par Annie ? Celle-ci le prit par la main et le conduisit à un transat où elle s’allongea, les jambes largement écartées, offerte. L’homme fourra son museau dans sa chatte et les mains de ma belle-sœur se crispèrent sur sa nuque. À côté de moi, je sentais mon mari de plus en plus nerveux.

— Mais elle va se faire sauter, là, devant tout le monde ! Allez, on s’en va, j’en ai assez vu.
— Non ! Reste encore un peu, je veux voir jusqu’où elle peut aller.

Je cherchai Alex des yeux. Il était dans la piscine avec la femme qui l’accompagnait à l’entrée. Leurs jeux préludaient à l’amour. À côté d’eux, un homme possédait une femme en la collant contre le mur de la piscine. Mais je revenais à Annie et son amant, qui s’apprêtait maintenant à la pénétrer, les bras tendus en appui sur le transat. Quand il fut en elle, une onde de chaleur parcourut mon bas-ventre. Annie verrouilla les reins de son partenaire et lui planta ses talons en haut des fesses pour se le mettre bien profond. C’en était trop pour mon mari, qui se leva et quitta la table, moi lui courant après de peur qu’il me plante là. Dans la voiture, il ne desserra les dents que sur la fin du voyage.

— Excuse-moi, mais voir ma sœur baiser, je n’ai pas supporté.
— Bon, je reconnais que c’était pas simple pour toi, mais à part ça, tu as aimé ou pas ?
— C’est pas mal, mais je me demande si je serais vraiment à la hauteur. Et puis, te voir baiser avec un autre homme, ça demande quand même réflexion.
— Mais on n’est pas obligé de faire ça comme des bêtes ! On peut aussi nouer des relations avec un couple et y aller progressivement. Annie dit bien que c’est d’abord une question de feeling.

On en était resté là. Nous nous étions rencontrées quelques jours plus tard avec Annie pour évoquer cette première expérience ratée. Elle me confirma que l’homme avec lequel elle avait fait l’amour était une relation ancienne du couple et qu’ils avaient appris à se connaître avec le temps.

— Je ne suis pas contre les partouzes, j’en ai même usé et abusé, mais là, ce n’était pas le cas, m’informa-t-elle.
— Il faudrait que tu expliques ça à ton frère.
— S’il n’est pas mûr, pas la peine de le forcer. Je te propose un truc : on revient toutes les deux et pendant ce temps-là, Alex emmène ton homme à la pêche ou n’importe où, mais il te fout la paix. Tu verras qu’il y viendra, après, c’est mathématique, je le connais trop bien.

La proposition me tentait. Avec Annie, je ne risquais pas le coup tordu. C’était aussi un bon moyen d’obliger mon mari à être en accord avec ses idées.

— Lui qui n’arrête pas de prôner la liberté et l’indépendance de la femme, le voilà mis au pied du mur, rigolai-je.

En fait, tout se passa beaucoup plus facilement que prévu. Alex avait dû présenter habilement la chose à son « beauf ». Le soir convenu, ils étaient partis voir un match de foot et nous avaient laissées libres. Je n’en revenais pas. Pour un peu, je me serais dégonflée au dernier moment. Mais Annie ne me laissa pas le choix :

— Tu viens et tu ne discutes pas. D’ailleurs, tu es attendue. Deux couples viennent exprès pour nous. Tu pourras même essayer les femmes, si ça te tente.

Cette fois, pas question d’un tailleur strict. Annie me fit visiter sa garde-robe et me proposa un délicieux fourreau en soie qui soulignait jusqu’à la raie des fesses :

— Ce truc se met sans slip et sans soutien-gorge. Avec ça, tu ferais bander un eunuque, me dit-elle.

Elle opta pour un vêtement semblable, si bien qu’on avait l’air de deux sœurs dévergondées en goguette.

En entrant dans le parc, j’étais déjà excitée comme une pucelle et Annie fut obligée de me calmer :

— Si tu montres la couleur d’entrée, tu vas te faire sauter dans le hall… mais c’est peut-être ce que tu veux.
— Non, surtout pas, je veux y aller progressivement.

Les deux couples nous attendaient à table. Il y avait l’homme et la femme que j’avais déjà vus à l’œuvre la première fois avec mon beau-frère et ma belle-sœur. La cinquantaine distinguée, parfaitement conservée, à l’image de la femme que je n’avais pas bien observée la première fois, et dont la prestance me rappela une présentatrice connue de la météo à la télé. L’autre couple était dix ans plus jeune. L’homme me plut d’emblée, avec ses cheveux ras, sa barbe finement taillée et ses mains puissantes. La femme, brune aux cheveux coupés au carré, semblait discrète, effacée, presque déplacée en ce lieu. Les deux hommes fixaient mes obus moulés de soie avec une intensité sans équivoque. Je compris tout de suite qu’ils voulaient me baiser.

Avec sa gouaille habituelle, Annie s’ingénia à détendre l’atmosphère, déjà assez chargée d’érotisme. Les tapas furent vite expédiées. Plutôt que de rester au-dessus de la piscine où les premiers couples apparaissaient déjà, elle proposa de descendre dans un salon où une musique invitait à la danse. Un slow, évidemment. Le plus jeune des deux hommes, prénommé Ivan, m’invita. Ses larges mains se posèrent sur mes fesses charnues, comme pour en apprécier les rondeurs. Après les tapas, les appas. Je le sentis durcir. Moi-même, je n’étais pas sèche et j’imaginais qu’il devait apprécier les deux petites excroissances raidies au bout de mes seins contre son abdomen. Mais l’autre homme, Félix, lui tapa sur l’épaule pour lui demander de laisser la place et me voilà repartie pour un autre tour de piste. Mon regard attrapa Annie qui, assise sur une banquette, s’offrait un jeu de langues avec la femme de Félix pendant que celle d’Ivan (oui, la timide) disparaissait sous la table, la tête entre les cuisses de ma belle-sœur. L’atmosphère devenait chaude, et un autre couple apparut, très intéressé par la scène saphique que je viens de décrire.

Pour dire les choses crûment, j’avais de plus en plus envie de pénis. Comme les deux hommes se montraient empressés auprès de moi, je voyais même le moment arriver où j’aurais deux phallus pour le prix d’un. L’un d’eux prit le fourreau de soie par en bas, le roula, le replia et le fit passer par-dessus ma tête après m’avoir fait lever les bras. J’étais nue. Totalement nue. Sauf les escarpins. Et mon alliance. J’eus une brève vision de mon mari sur un gradin de stade, au moment où je fus soulevée de terre et déposée avec précaution sur une sorte de lit romain. Une langue agile et chaude prit possession de mon intimité au moment où une queue épaisse, parfaitement décalottée, raide comme une branche, surgit sous mon nez.

— Suce-moi, ordonna Félix.

Je suçai, et sans me faire prier en plus. À la seconde précise où j’embouchai ce membre puissant, je devins échangiste. La suite ne pouvait être qu’une confirmation. La langue qui me fouillait au même moment devenait de plus en plus envahissante. Presque comme un sexe. Comme j’ondulais, Ivan sentit que le moment était venu de me pénétrer. Je délaissais la queue de Félix pour me concentrer sur le visage de l’homme qui venait d’entrer en moi, et qui n’était pas mon mari. Je le fixai droit dans les yeux. Peut-être y vit-il une lueur de défi à sa virilité, car ses coups de reins se firent plus profonds, plus denses. Félix avait disparu pour me laisser en tête-à-tête, si l’on ose dire, avec ce mâle puissant, bien décidé à me faire jouir. Il me retourna pour une séance de levrette qui dura un long moment, peut-être justement parce que cette position permettait à mon amant de durer tout en appréciant les rondeurs de mes hanches. Lorsqu’il interrompit son va-et-vient, il était en nage et je ruisselais moi-même. Pas seulement de transpiration. Il s’assit sur le lit, la queue fièrement dressée :

— Viens t’empaler, j’ai envie de voir ton cul.

Prenant appui sur ses genoux, face à la petite salle, je me fourrai le pieu sans difficulté dans ma vulve béante et entamai un roulement de hanches. En face de moi, ma belle-sœur chevauchait Félix. Elle allait vers la bite avec une telle ardeur que je pouvais presque entendre le membre viril cogner contre le fond de sa matrice. Ses seins tressautaient à chaque impact, tout son corps vibrait, ses brames emplissaient le lieu. Elle dominait totalement l’homme, lui imposait son rythme, le soumettait aux circonvolutions de son cul en folie. J’enviais la souplesse de ses reins et me mis moi aussi à guider la queue dans les recoins de mon intimité surchauffée. Mon mâle à moi poussait le raffinement jusqu’à doigter mon anus tout en me limant. Je ne m’appartenais plus vraiment.

— Tu baises comme une reine, souffla-t-il derrière moi.
— J’adore ta bite, elle me remplit bien, lançai-je à mon tour en tortillant de plus en plus du croupion.

C’est alors qu’un homme apparut, la queue dressée, face à moi, pour que je le suce. Mais seul Ivan m’importait. Je voulais l’essorer, le vider, avoir ses couilles pour moi seule. Je le pris par la main :

— Viens à la piscine, j’ai envie de jouir dans l’eau.

La piscine n’était plus qu’un lupanar aquatique. Des couples s’enfilaient dans un mètre d’eau. Des femmes en suspension buvaient la tasse avant de ressortir la tête en crachant. D’autres femelles s’accrochaient aux échelles pour mieux renvoyer la balle aux boules. La plupart baisaient là où l’eau effleurait les marches d’entrée dans le bassin. Je remarquai que beaucoup de femmes se faisaient doigter. À l’évidence, ces messieurs cherchaient à souffler après avoir éjaculé. Un bac à sable était rempli de préservatifs oblitérés.

Mon partenaire m’entraîna en me tenant par la main et l’eau me parut un peu fraîche. Il se colla à mon dos pour me réchauffer et je sentais sa queue contre mes fesses pendant qu’il empaumait mes seins, les soupesait, les flattait et titillant leurs pointes durcies. L’homme m’entraîna vers un transat disponible. Nos peaux humides s’appelaient irrésistiblement. Il me fit allonger, me prit les chevilles, écarta mes jambes et se plaça à genoux pour me pénétrer. Ma vulve aspira littéralement sa queue. Je me sentis écartelée mais totalement ouverte et disponible. J’aurais simplement aimé un peu plus d’appui pour mieux riposter mais c’est lui qui menait la danse. Je vis alors que beaucoup de monde nous regardait mais je n’en avais cure. Je voulais baiser, point barre. J’étais venue pour ça. C’est alors que mon partenaire m’imposa de me mettre à quatre pattes :

— J’ai envie de t’enculer, lâcha-t-il
— Pas question, je garde mon petit trou pour mon mari.

À ma grande surprise, il se vexa. Il me laissa tomber comme une vieille bouée et se retourna vers une gamine qui le regardait avec des yeux énamourés et le suça illico. Revers de l’échangisme. J’aurais pu chercher fortune n’importe tout ailleurs mais l’épisode me refroidit. Et d’ailleurs, j’avais un peu froid. Je cherchai Annie. Vannée, elle pionçait sur un lit dans une chambre jouxtant le salon où je m’étais déchaînée, en compagnie d’une rombière qui avait dû dépasser ses propres limites. Toutes deux étaient évidemment à poil. Le lit étant vaste, je les poussai et me laissai aller à mon tour à un petit somme. J’avais besoin de récupérer.

Ce fut Annie qui me réveilla. Cette fois, elle était rhabillée et m’apportait mon fourreau laissé quelque part à l’abandon :

— Allez, on s’en va, presque tout le monde s’est barré.

J’avais dormi trois heures ! Cette frénésie sexuelle n’était visiblement plus de mon âge. De fait, la piscine était vide désormais. Quelques couples s’étaient isolés ici ou là. La gamine qui m’avait piqué mon mec s’ouvrait à un costaud à lunettes, pliée en deux, les talons sur les épaules du mâle :

— C’est la fille de la maison, m’informa Annie, elle a le feu au cul et se tape tout le monde.

Dans la voiture, au cœur de la nuit, je me demandais quel accueil allait me réserver mon mari footballeur. Je jouais pourtant la fière :

— Je te remercie pour ton aide, sans toi, je n’aurais jamais osé. Ce soir, un mec m’a fait vraiment grimper aux rideaux. Il avait un putain de corps, je te dis pas, rien qu’à voir son torse musclé contre moi, je jouissais. Mais je me demande comment ton frère va réagir à tout ça.
— Tu as pris ton pied, tu n’as plus qu’à assumer, me lança ma belle-sœur.

Toute fière, elle m’annonça qu’elle avait joui trois fois dans la soirée avec trois partenaires différents :

— Il y en avait un avec une bite comme je n’en avais jamais vu, très courte et très épaisse. Une bite de pilier de rugby, rigola-t-elle.

J’admirais sa liberté de corps et d’esprit et je n’étais pas sûre d’échapper à un profond sentiment de culpabilité une fois rentrée chez moi.

En arrivant, toutes les lumières étaient éteintes, sauf celles de notre chambre conjugale. Mon mari dormait la télé allumée. Il avait dû plonger dans le sommeil en m’attendant. Il dormait nu, comme d’habitude, mais sur le dos, ses copieuses parties génitales bien étalées entre ses jambes écartées. J’étais encore sous l’excitation du plaisir ressenti quelques heures plus tôt et une onde de chaleur me brûla le bas-ventre. À peine déshabillée, je rampai sur le lit, relevai le pénis au repos et entrepris de lécher les couilles bien pleines et si généreusement offertes. Mon mari eut un sursaut mais me laissa faire dans son demi-sommeil. Je jouais avec les bourses et sentis le membre grossir dans ma main pour devenir ce que j’avais appelé depuis longtemps sa « matraque ». Le gland rose et gonflé ne tarda pas à occuper mes joues. Mon mari me tira par les cheveux :

— Tu n’en as pas eu assez ? Tu en veux encore, hein ? Eh bien, tu vas en avoir, je t’en ficherai, moi, de l’échangisme.

Cette fois bien réveillé, il se rua en moi comme un faune en rut avec une telle vigueur que je me demandai s’il n’allait pas me transpercer de part en part avec sa matraque.

— Tiens, prends ça, salope, tu l’aimes, la bite, hein ? Je vais te matraquer, moi, tu vas voir la différence.

Ce n’était pas la première fois que mon cher et tendre devenait vulgaire en me baisant, mais cette fois son déchaînement dépassait les précédents. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, cela me plut. Cela me plut même beaucoup. Je lui griffai les épaules, les flancs, les fesses en couinant de protestation pendant qu’il me ramonait jusqu’à mon tréfonds en me houspillant. Sa virilité féroce me mettait en pâmoison. J’en redemandais et il s’en rendait compte, le salaud ! Il me retourna comme un coussin, mouilla mon anus de son doigt humide et me sodomisa pas tout à fait dans les règles de l’art. Je hurlai de douleur mais accompagnai le mouvement et très vite, je sentis ses couilles battre contre mes fesses. Ce contact me subjugua et un orgasme dévastateur me prit des orteils à la nuque. Il se retira et éjacula copieusement sur mon visage après m’avoir une nouvelle fois retournée. Quelle giclée ! J’en avais jusque dans les cheveux. Je me dis in petto que mon homme avait encore les moyens de procréer, mais la question du moment n’était pas là. Il devint soudain très tendre, comme s’il avait expulsé son agressivité avec le foutre. Il me prit dans ses bras, éteignit la lumière, et on s’endormit ainsi jusque tard dans la matinée.

Le lendemain, j’hésitai à aborder le sujet échangisme au petit-déj’, encore tout entière à nos ébats torrides de la nuit. Mais comme il m’interrogea, je lui racontai sommairement mon expérience, insistant sur le côté baise aquatique et laissant prudemment de côté la frénésie érotique de sa sœur.

— Au fond, me dit-il, je crois que tu as bien fait d’y aller sans moi, car ça ne m’aurait pas plu ; et comme ça, tu sais maintenant à quoi t’en tenir. Je vais seulement faire en sorte que tu n’éprouves pas le besoin de t’éclater en groupe.

Et sur ce, débarrassant rapidement les vestiges du petit-déjeuner, ôtant son peignoir et exhibant son membre tendu, il me prit là, sur la table, pour mon plus grand plaisir…

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