Le Doc mexicain

En avait elle rêvé de ce voyage au Mexique ! Anne s’était fait son trip dans sa tête depuis des semaines et des semaines et le jour où ils avaient embarqués elle et son mari, l’excitation se mêlait à l’énervement du voyage. L’itinéraire était près, là dans la poche du sac à dos qu’ils allaient garder comme bagage de cabine. Il y avait bien sur le guide du routard et d’autres guides plus spécifiques qu’elle avait été dénicher à l’aide d’Internet. Elle s’était donnée un mal de chien pour que tout soit parfait, pour que ce voyage soit vraiment inoubliable. Il est vrai qu’ils fêtaient leurs dix ans de mariage à cette occasion, il n’était pas question que le périple fut un fiasco. Dans la trousse de secours tout était rangé soigneusement, le minimum vital mais aussi quelques remèdes contre les maux que l’on est susceptible de rencontrer au Mexique. Anne et son mari savaient que la turista sévissait en ces contrées et l’immodium était en bonne place.

Tout, elle avait tout prévu, sauf ce foutu accident idiot parmi les accidents idiots ! Hier en visitant une de ces pyramides pentues elle s’était foulé la cheville en descendant des vieilles pierres disjointes.

Bien sur ils avaient vite réagi, on s’était empressé autour d’Anne, des mexicains compatissants lui avaient mis de la glace sur sa cheville douloureuse. Au début elle s’était crue tirée d’affaire, le mal régressait et ils avaient ainsi rejoint leur hôtel.

La nuit fut pourtant pénible, le mal revint, sournois il s’insinua en elle et la cheville redevint douloureuse, malgré la glace qu’ils y posèrent, elle enfla et Anne et son mari s’en inquiétèrent vraiment au matin.

Anne était malheureuse, à cause d’elle le voyage prenait un tour désagréable, leur temps était limité et il faudrait sûrement faire l’impasse sur certaines visites, en tout cas, aujourd’hui il n’était pas question de marcher.

Il était plutôt question de prendre un avis médical, devant la cheville enflée et douloureuse, plus question de tergiverser.

Le mari d’Anne descendit à la réception de l’hôtel à la première heure pour s’enquérir d’un praticien et remonta les escaliers quatre à quatre en tenant le précieux renseignement entre ses doigts fébriles.

On appela un taxi qui mit un certain temps à apparaître et sous le soleil de plomb de ce début de matinée, à travers les rues tortueuses de Campeche, il se fraya un chemin improbable au milieu de la foule colorée mexicaine.

C’est dans une rue étroite et sombre qu’il s’arrêta. Le gros homme qui conduisait se tourna vers eux et en essuyant son front leur demanda son du. Le mari d’Anne paya rapidement la course et ils se retrouvèrent tous les deux en face d’une vieille villa au fond d’un jardin pour le moins négligé. L’endroit paraissait peu accueillant, la grille de fer forgé qui fermait le lieu était imposante et rouillée. Seul la plaque de cuivre vissée sur le pilier droit les rassura un peu. Le mari d’Anne pressa la sonnette sous la plaque de cuivre. Il ne se produisit rien de notable, la rumeur de la ville seule leur fit écho. Il faisait chaud, même à l’ombre de cette rue l’atmosphère était poisseuse, l’air plein de relents d’odeurs de cuisine mêlés. Anne à cloche pied sur son pied valide commençait à s’impatienter. Son mari pressa à nouveau la sonnette et ils attendirent encore.

La gâche électrique déverrouilla enfin la lourde grille de fer qui émit un gémissement lugubre. Ils poussèrent la grille et pénétrèrent dans le jardin abandonné à la luxuriance tropicale. En baissant la tête de-ci de là ils parvinrent à un perron qu’Anne franchit difficilement avec l’aide de son époux.

Ils étaient si absorbés qu’ils ne virent pas la femme en haut des marches et butèrent presque contre elle quand ils furent à sa hauteur.

C’était une mexicaine sombre comme la maison, elle devait avoir la cinquantaine s’il était possible de chiffrer avec précision son âge compte tenu de l’envergure de la personne. La femme était forte, mamelue et poilue. Un soupçon de duvet couvrait sa lèvre supérieure.

Elle considérait sévèrement l’équipage qui se présentait à elle, Anne soutenue par son mari.

— Si ? interrogea-t-elle les fixant sans sympathie particulière.

A force de gestes et à l’aide de son espagnol balbutiant, le mari d’Anne donna un semblant d’explication.

La femme, d’un geste, les invita à entrer à sa suite.

La villa était aussi sombre à l’intérieur qu’à l’extérieur. Au bout du couloir la femme se retourna pour leur désigner une porte sur la droite. Ils entrèrent dans une salle d’attente qui leur parut surchauffée. Les sièges tout autour de la pièce étaient en piteux état, au centre une table basse branlante soutenait tout un tas de revues mille fois triturées et poisseuses de la transpiration de générations de patients.

Le silence était absolu. Anne et son mari se regardèrent vaguement inquiet.

— Drôle d’endroit, dit-il. Anne ne répondit pas préoccupée par son mal.

Ils attendirent, longtemps.

Et puis la porte s’ouvrit enfin sur un personnage qui devait être le toubib à en juger par sa blouse blanche. Enfin, presque blanche.

— Bonzour monsieur dame, qué pouis je faire pour vous ?

Le petit homme rond qui venait d’entrer aurait pu être jovial. Il frôlait son mètre soixante cinq de haut et presque autant de diamètre. Le crâne dégarnit, sa bouille était toute en rondeur d’où émergeait une bouche qu’on aurait pu dire gourmande si l’on ne l’avait plutôt jugée lippue. Ses petits yeux émergeaient derrière des lunettes qui glissaient inexorablement vers l’extrémité de son nez, rond lui aussi. Des yeux noirs toujours en mouvement qui vous perçaient de leur éclat malsain. Il se frottait les mains l’une contre l’autre sans arrêt pendant que nos deux français lui expliquaient le but de la visite.

— Zé vois, zé vois, dit-il enfin, regardant par-dessus ses lunettes. Zé vais examiner madame.

Et avant que quiconque est pu dire quoi que ce soit, il ajouta :

— Vous monzieur, vous restez là !

La mari d’Anne, interloqué en resta bouche bée mais ne dit rien.

Le petit homme offrit son bras à Anne et ils disparurent de la salle d’attente.

Le silence retomba comme une chape sur les épaules du français, en plein désarroi.

Le cabinet médical valait la visite si l’on ose dire ! Une pièce aussi sombre que les précédentes. Une méchante table servait de bureau au toubib. Dessus un téléphone hors d’âge entouré d’une multitude de papiers, un maillet pour vérifier les réflexes, le stéthoscope de l’officiant, quelques stylos, des abaisse-langues en vrac dans un haricot émaillé qui perdait son émail, le tout recouvert d’une fine couche de poussière. La poussière, on la voyait aussi dans le rayon de soleil qui avait réussi à pénétrer jusque-là.

Le médecin fit le tour de la table et s’assit. Anne, décontenancée, restait debout. C’est alors qu’elle perçut un souffle derrière elle. Un gros chien jaune venait tourner autour d’elle en la reniflant. L’animal posa sa truffe sur son pubis et renifla avec force. Anne eut peur et essaya de repousser l’animal. Le docteur entendant le chien grogner releva la tête de ses papiers et dit en souriant : « n’avez pas peur, l’est pas méchante. Essayez vous madame. »

Anne se laissa littéralement tomber sur le vieux siège défoncé qu’on lui proposait. Le chien sembla se calmer et alla s’allonger dans un coin.

— Déha billez vous madame, dit le toubib sans la regarder.

Pour une cheville foulée ! Anne ne dit rien mais s’exécuta. Sa petite robe légère vola par-dessus sa tête et elle la posa sur le dossier de la chaise.

— Allonzez-vous là-bas.

Le docteur désigna un point improbable du cabinet et en tournant le cou, Anne aperçut une table d’examen. Elle frissonna d’effroi en découvrant l’objet. La molesquine de la table, déchirée par endroits, perdait le crin qui la garnissait. De taches par-ci par-la, disaient brutalement toute la misère qui avait défilé sur la table.

Elle hésita devant l’objet répugnant. Mais le médecin par-dessus ses lunettes l’incita du geste à rejoindre la table.

Elle fit les trois pas qui la séparaient de la table. Dans son coin, le chien releva la tête et jappa. Le toubib lui lança un commandement en espagnol, bref et sec. L’animal se recoucha.

— Allonzez vous petite madame, dit-il d’un ton gourmant qui ne rassura pas la française.

Quand elle fut allongée sur la table poisseuse le médecin s’approcha d’elle. Elle vit ses petits yeux briller dans l’ombre.

— Alors vous zètes oune françaisse ?
— Oui docteur.
— Montrer votre zambe.

Il palpa la jambe endolorie tirant des gémissements à Anne qui se raidissait sous sa palpation rude.

— Mmmm, fut son seul commentaire. Ze vais mettre oune bande et vous donner les médicationnes.

Se qui fut dit fut fait, il serra la cheville dans une bande après avoir massé légèrement d’un onguent jaunâtre.

Anne se sentit soulagée et voulue se relever.

— Non non, vous restez allonzée.

Elle fut surprise par cet ordre qui n’avait pas lieu d’être.

Le médecin alla prendre son stéthoscope et revint vers la table d’examen. Il écouta attentivement la respiration de la femme. Il sembla à celle-ci qu’il insistait un peu sur son sein mais enfin rien de méchant.

— Mmmm, refit-il.

Il alla chercher le brassard pour la tension et le lui passa.

— Mmmm, fit-il encore.

Il reposa le brassard et sans dire un mot il glissa ses mains potelées sous le soutien gorge d’Anne qui sursauta.

— Allons restez saze, zé vais vous faire oune examen gynécologique.
— Mais docteur, je vais très bien ! protesta Anne.

Il la regarda sévèrement,

— Vous savez madame, vous zetes en pays tropical, vous zetes pas habituée au climat, la chaleur peu provoquer des réactionnes et je veux éviter ça à vous.

Anne restait abasourdie et le médecin commença son examen. Tout alla bien au début, le geste était médical : les doigts bien posés à plat sur le sein en palpait tout le pourtour l’un après l’autre.

Le toubib était au dessus de sa tête et elle ne le voyait pas, juste ses bras poilus et ses mains qui allaient et venaient sur la chair tendre de ses seins. L’examen se prolongeait au-delà du raisonnable, la palpation se faisait insistante quand soudain il lui empoigna les deux seins en même temps et pinça ses tétons entre le pouce et l’index.

Anne sursauta à nouveau, mais la caresse éveilla en elle un soupçon de libido. Les doigts courts et gras du médecin lui massaient gentiment les tétons qui s’érigeaient malgré elle.

Il eut un grognement satisfait et se plaça sur le coté de la table. Sans un mot, elle sentit qu’il prenait l’élastique de son slip et le faisait glisser contre ses cuisses. Anne en avait le souffle coupé. Elle esquissa une protestation aussitôt réprimée par le regard sévère du praticien.

— Ecartez moi plutôt vos zolies cuisses !

Anne ne pouvait se soustraire elle ouvrit timidement les cuisses et le docteur, à deux mains, lui ouvrit plus largement les jambes.

— Ah oune zolie blonde ! zé n’é pas l’habitoude d’examiner oune femme aussi claire qué vous !

Tout en parlant, il avait écarté d’une main les lèvres fermées du sexe d’Anne et de l’autre il avait glissé deux doigts dans son vagin.

Anne fut paniquée ! Il l’examinait sans gants d’examens ! Ses doigts boudinés fouillaient son sexe sans retenue, brutalement, il s’enfonçait en elle pour palper ses profondeurs.

Elle gémit et voulu se soustraire.

— Allons allons, vous zètes douillettes les françaisses ! C’est comme les américaines d’ici, les femmes mexicaines sont plus dures.

Tout en parlant il fouillait son sexe avec insistance. Anne s’aperçut qu’en plus de ses doigts qui la fouillaient, son pouce insistait sur son clitoris en un massage circulaire très au point.

Elle finit par gémir, vaincue et consentante.

Le médecin en sourit, content de son effet, il continua sa masturbation sur sa patiente tandis que son autre main cherchait la main d’Anne. Il finit par lui prendre le poignet et l’attira à lui, posant les doigts fins de la femme sur sa braguette.

Anne sentant monter en elle l’excitation ne se défendit pas, elle abandonna sa dextre au vieux médecin qui promena les doigts de sa patiente sur son pantalon.

Un moment il abandonna la main d’Anne et défit prestement les boutons de sa braguette. Puis reprenant la main il la glissa par l’ouverture.

Anne sentit le tissu du slip et instinctivement chercha l’ouverture par l’aine. Elle sentit une boule compacte sous ses doigts, elle avait du mal à discerner le sexe des testicules tant ils étaient serrés dans le slip. Elle sentit aussi à quel point il était poilu, sa toison allait de son ventre à ses cuisses. Sous sa caresse le sexe du médecin se déplia et elle eut bientôt en main une verge qui lui parut d’un fort diamètre mais assez courte.

Il continua un moment sa masturbation, Anne l’entendait murmurer mais sans qu’elle ne put comprendre quoi que soit. De temps en temps émergeait un « putta » qu’elle interprétait fort bien, mais le vieil homme faisait preuve d’une telle adresse dans sa caresse qu’elle s’abandonna tout à fait.

Elle perçut vaguement un sifflement et les doigts du toubib l’abandonnèrent, mais presque aussitôt elle sentit qu’une langue la léchait avec insistance. Elle eut conscience que ce n’était pas un léchage habituel, quelque chose de mécanique plutôt, comme une machine à donner des coups de langue. Elle n’y prêta pas trop attention tant le plaisir montait en elle, d’autant plus que les mains du médecin étaient à nouveau sur ses seins et la palpaient doucement, faisant ériger les pointes agacées par les frottements incessants des doigts experts qui les roulaient entre pouce et index.

Un semblant de conscience lui revient et elle tressaillit et voulut se relever d’un bon. Cette langue qui la fouillait c’était celle du chien ! Le grand chien jaune lui léchait la chatte sans ménagement. Mais les mains du praticien la plaquèrent contre la molesquine sale de la table d’examen.

— Né bouzéz pas pétite madame, Wolf est très doux et très expert.

Wolf !! Ho non, pensa-t-elle, pas un chien quand même ! Elle se débattit vigoureusement.

— Wolf ! appela le médecin. La bête grogna et se dressa sur ses pattes. Il avait posé ses pattes antérieures sur la molesquine au niveau des hanches d’Anne. Dressant la tête, terrorisée par ce monstre qui la dominait, elle aperçut son sexe rouge complètement développé et qui menaçait son entre jambe. Elle fut tentée de crier, mais la bête menaçante la terrorisait et elle resta muette.

Vaincue, elle se laissa retomber sur la molesquine et d’un bref sifflement le médecin repris la maîtrise de son animal.

— Vous voyez madame, Wolf est très… heu comment dites vous, oui, très dissuasif ! Vous avez vu comment il est excité, je crois que si je le laissais faire il vous prendrait pour sa femelle.

Anne était tétanisée de peur, le docteur était-t-il assez fou pour ça ?

— Zé vous propose oune marché : vous allez mastourber mon Wolf et moi pendant ce temps zé fais avec vous !
— Quoi !!
— Zé né crois pas qué vous avez lé choix pétite madame !

Il semblait sincèrement navré en plus !

— Vous allez vous mettre à quatre pattes comme les chiennes elles font, vous approchez votre fessier dou bord ici, moi jé mé mets derrière vous et lé chien va venir par dévant, vous pouvez lé prendre le sexe par-dessous.

Il riait comme d’une bonne blague. Anne se mit comme il lui avait dit.

Le chien jaune vint aussitôt poser ses pattes de devant sur la molesquine à la hauteur du nez de la française et lui tendit son ventre velu. Elle sentit que le toubib écartait ses fesses et presque au même instant elle perçut un sexe fort coulisser dans son vagin.

Le chien jappa et lui lécha le visage d’un coup de langue rapide, sollicitant sa caresse. Anne tendit la main vers le sexe cramoisi de la bête et se mit à le masturber lentement. L’animal poussa des jappements de satisfaction.

Derrière le toubib aussi grognait de satisfaction, son sexe gros et palpitant allait et venait, écartant à chaque saccade ses chairs délicates. Elle entendait maintenant distinctement les « putta » que lançait le vieil homme qui ahanait derrière elle.

Le chien montrait de plus en plus d’impatience, il tendait son sexe à Anne de façon obscène, jappait des plaintes mêlées à des aboiements de satisfaction tandis que la main délicatement blanche secouait sa bite rouge veinée de bleu.

Soudain, il eut une plainte aigue et un tressaillement de tout son corps et Anne reçut son sperme clair et chaud sur sa figure. Sa joue en était maculée, elle en avait reçu dans son œil gauche et le foutre de l’animal se mit à couler le long de son visage, sur ses lèvres qu’elle voulut laisser hermétiques et jusque sur la molesquine.

— Wolf est fougueux et rapide ! dit le médecin en ahanant sur ses reins.

Le chien sembla se désintéresser momentanément du spectacle, il alla s’allonger dans son coin en léchant son sexe encore raide.

Le toubib ricana tout en continuant ses vas et vient, Anne commençait à se fatiguer de la position et gémissait tant de fatigue que par inconfort.

— Vous voulez changer dé posse ?
— Ho oui !
— Mettez vous sur lou dos !

Anne changea de position et le toubib replongea son sexe en elle.

Maintenant elle le voyait et fut horrifiée du spectacle, entre ses cuisses largement ouvertes, un vieux monsieur bedonnant poussait son ventre contre le sien. Cela lui parut contre nature, encore pire que si le chien l’avait prise ! Le vieux bonhomme au sexe sale lui labourait le ventre, fendant son sexe de ses humeurs douteuses, déposant en elle on ne sait quelle vilenie, quels microbes, quelles maladies !

A ce moment elle eut horreur d’elle, horreur de ce type, horreur de tout. Comment avait-elle pu se laisser prendre à ce piège affreux dans lequel elle ne se débattait même plus !

— Zé vais zouir ! annonça le monstre et Anne voulu se débattre.
— Non pétite madame, sinon z’appelle Wolf, vous allez aller au bout dé cette séance !

Anne était pétrifiée de peur d’horreur et de dégoût. Elle fixait son toubib violeur de ses yeux écarquillés de peur. Il ferma les yeux et se laissa aller à des vas et viens de plus en plus rapides, ses mâchoires se crispèrent et il émit encore crescendo deux ou trois « putta » et Anne sentit sa fente de remplir de liqueur chaude tandis que l’autre la secouait vigoureusement. Elle ne jouit même pas tant elle fut dégoûtée d’elle-même.

A ce moment elle fut comme soulagée et s’entendit penser : « il vaut mieux ça que le chien ! »

Le docteur se calma lentement, son gros ventre poilu posé sur le ventre d’Anne.

Il la regardait un brin hébété par la fente boudinée de ses yeux chiasseux.

— C’était délicieux pétite madame, merci mille fois.

Il la laissa enfin, Anne aussi était bien secouée et mis un moment à réagir sur la molesquine de la table. La raison lui revint vite quand le toubib lui tendit sa petite culotte blanche qui était comme un espoir dans cet univers sombre.

Cependant, elle vit quand même le praticien s’essuyer le front dans son frêle vêtement avant de le lui passer sur le visage et essuyer le sperme laissé par la bête. Un vrai gentleman !

Prestement elle sauta de la table, le chien se leva soudain et vint lui lécher l’entrecuisse avant qu’elle ne puisse esquisser un geste de défense.

Le médecin ricana mais ne rappela pas la bête qui insista fort de sa truffe contre les cuisses d’Anne. Quand elle put se dégager, elle enfila prestement sa culotte et l’a mis à l’envers. Peu importe pensa-t-elle, le principal était d’être couverte.

Elle remit vite sa robe, le médecin griffonnait une ordonnance pendant ce temps. Quand elle fut rhabillée, il lui tendit l’ordonnance en précisant le prix de la consultation en la regardant droit dans les yeux. Le prix était fort élevé mais Anne ne protesta pas, elle paya.

Le toubib la raccompagna et en sortant du cabinet, Anne vit une ombre se faufiler vers l’autre bout du couloir, la femme qui les avait accueilli se sauvait en ricanant. Elle avait assisté à tout ! Anne en fut mortifiée.

Elle récupéra son mari vaincu par la chaleur et l’attente, elle ne croisa pas son regard interrogateur, elle baissa le nez et demeura muette jusqu’à la pharmacie. Sa cheville lançait encore des pics de douleur. Dans la rue, elle sentit nettement un écoulement sur sa cuisse et pria pour que celui-ci ne descende pas plus bas que sa robe.

Ils revinrent par les rues bruyantes et brûlantes de la petite ville, Anne traînait la patte et ils finirent par prendre un taxi qui les ramena à l’hôtel.

Mais ils n’étaient pas au bout de leurs peines ce jour là, en ouvrant la chambre ils s’aperçurent qu’elle avait été visitée, leur vêtements étaient sans dessus dessous, on avait cherché de l’argent, mais heureusement, avec sagesse ils gardaient tout sur eux et les voleurs avaient emportés quelques bijoux fantaisie sans importance, mais aussi leur pharmacie !

— Merde, pensa Anne, ma boite de pilules !

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