Auditeur-Auditrice (2) – Robe blanche après Audit

J’ai pensé à elle, matin, midi, soir et surtout la nuit. En journée, il y a des tas de choses qui vous occupent mais la nuit, en rêve…
Quand nous nous sommes quittés, mercredi en fin d’après-midi, nous nous sommes convenus de nous retrouver ce vendredi soir vers 20 heures sur la petite place, près de la fontaine aux quatre nymphes. Nous sommes vendredi, il est presque 20 heures et j’attends à côté de la fontaine tout en admirant les quatre nymphes qui ne sont pas désagréables de leur petite personne. Il y en a même une qui me fait furieusement penser à Angélique.

Durant l’attente, je resonge à cette journée bénite de mercredi. Plusieurs fois dans la journée, j’ai le plaisir d’enlacer et d’embrasser celle qui depuis occupe toutes mes pensées. Ce fut souvent rapide mais intense. Par contre, j’ai du aller manger avec les gens de la Direction et Angélique n’en faisait pas partie. J’aurais alors nettement préféré un délicieux tête à tête… Consolation, les clients me renouvelèrent leurs confiances. Si après çà, je ne décroche pas une petite prime ou un avantage quelconque, je désespèrerais de ma boîte !

20 heures et cinq minutes. Mon portable sonne, c’est Angélique qui s’excuse de son léger retard, relatif à sa voiture qu’elle avait prêtée à sa sœur. Ainsi donc, elle a une sœur. Je finirai par tout savoir d’elle. De toute façon, je veux tout savoir d’elle, tout connaître d’elle, surtout les moindres recoins de sa splendide anatomie ! Là, je m’égare. Angélique me fait un effet fou et j’ai rarement été dans un tel état d’esprit. En général, je suis plus posé mais avec elle, à prime vue, c’est difficile !

Je ne connais toujours pas son numéro de téléphone ainsi que son adresse. Avant de noter mes numéros de portable et de maison, elle m’avait dit qu’elle préférait pour l’instant ne pas me donner les siens.

— De plus, je suis sur liste rouge !
— Vous vous êtes mise sur liste rouge ?
— Oui, je me méfie beaucoup depuis mon divorce…

Elle avait clos cette conversation par un doux baiser…

Il fait vraiment bon en cette fin d’avril. Le soleil a brillé toute la journée et on aurait pu se croire en juin tant la température avait été douce et quasi estivale. D’ailleurs, j’ai laissé mon blouson dans ma voiture et je n’ai pris que le minimum vital : carte bleue et permis. Ah, je la vois qui arrive. Waow, elle est dans une petite robe blanche d’été totalement ravissante, aussi bien la robe qu’elle. Surtout elle. Il y a un proverbe qui dit « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Angélique a rudement bien fait de ne pas en tenir compte ! Et après la robe noire de mercredi, la blanche fait un heureux contraste. D’ailleurs, toutes les couleurs lui vont, c’est indéniable. Ah, là, je perds mon objectivité si indispensable à mon métier…
Cette robe blanche lui va rudement bien, je sais, je me répète. C’est une robe légère attachées par de fines lanières sur les épaules, entrecroisées des bretelles du soutien-gorge. Le décolleté est en V, formé de deux bandes qui se croisent, stoppés par une troisième bande qui ceinture sa taille. Le tout est si fin qu’elle en a presque les épaules nues du cou aux bras. Le tissu est vaporeux et à chaque pas, ses jambes impriment le bas de la robe ne laissant rien ignorer de leurs galbes. Et je me demande même, si cette robe n’est pas un tantinet translucide ou si c’est l’effet de mon imagination enfiévrée car il me semble bien voir en transparence ses cuisses avenantes jusqu’à l’entrejambe…

Il faut que je pense à autre chose et je me concentre fugacement sur son grand sac, blanc lui aussi. Qu’est ce qu’il peut bien y avoir dedans ? Encore mon imagination qui fuse. Elle a mis des chaussures blanches (of course) à lanières avec des talons moyens. C’est la première fois que je lui vois les pieds dévoilés. Tout à fait logiquement, ils sont fort mignons. Ce qui me sert de cerveau étant en mode « Porte des étoiles, perdu dans la 17ème galaxie, celle au fond à droite », je ne sais plus ce qui est logique avec Angélique ! Bon, je fais quoi : je lui saute dessus, tout à ma joie de la revoir ou je joue l’homme du monde courtois ? Je décide de couper la poire en deux. Poire, holà, le mot à ne pas penser car aussitôt, je fais une fixation sur ses seins. Mercredi, par-dessus le tissu de sa robe, j’ai eu confirmation de ce que je pensais et j’en suis heureux. Quoique la forme des seins de mes conquêtes n’a jamais été mon centre unique de préoccupations…

Bon, toujours est-il que j’avance vers elle avec un large sourire, tout comme elle. L’instant d’après, elle est moulée contre moi, sa bouche rivée à la mienne et je palpe son corps fragile à travers la faible épaisseur du tissu en une suite de mouvements plutôt désordonnés mais passionnels. Je suis enveloppé de son parfum, j’ai mes mains sur ses épaules, puis au creux de son dos, sur les courbes affriolantes de ses fesses, ma bouche furette partout de son front à son nez mutin, s’égare sur ses lèvres sucrées pour finir se nicher dans son cou délicat. Je sais, je ne sais pas me tenir en public, pour être plus précis, je ne sais pas me retenir en public.

Elle s’écarte doucement de moi, met son doigt sur mes lèvres :

— Et bien, monsieur Carlier, vous étiez si impatient de me voir ?
— Impatient est un euphémisme ! Jamais une fin de semaine ne m’a paru si longue !
— Je vois çà…

Enlacés, nous nous dirigeons vers la fontaine qui est au moins à 30 mètres de là. Je me pose encore la question comment j’ai réussi à franchir cette distance en moins d’une fraction de seconde ! Il faut dire que j’avais un stimulant de premier ordre !
En parlant de stimulant, de là où je suis, ma joue sur ses cheveux (et oui, elle est plus petite que moi d’au moins vingt centimètres), j’ai une vue imprenable sur son décolleté blanc. La même vision que mercredi : des magnifiques petits seins légèrement dorés et écartés, bordés d’une fine dentelle et dans le sillon large d’un pouce, en dessous de ces deux globes qui me tentent tant, la bande du dessous du soutien-gorge, mais cette fois-ci, cette symphonie sensuelle se décline en blanc plutôt qu’en noir.

Elle me rendra dingue. Bon, on se calme, il ne fallait pas regarder par là. Mais c’est si appétissant ! Elle se colle à moi et je sens sa hanche contre moi et même souvent l’arrondi de son sein à travers ma chemisette. Pendant de longues minutes, sans rien dire, nous déambulons dans les rues avoisinantes, jetant parfois un coup d’œil ci et là aux vitrines.

Nos pas nous mènent vers un petit bar, celui dont nous nous étions convenus mercredi. J’avais bien tenté de l’inviter au restaurant, pour l’avoir rien qu’à moi mais elle déclina. Elle était sous traitement, m’avait-elle dit (sans me préciser la nature de celui-ci) et comme on ne connaît pas exactement les ingrédients du plat qu’on vous sert, elle préférait s’abstenir mais se déclarait contente de mon invitation. Tant pis…

Je n’ai rien compris de ce qui s’est passé au bar. J’ai passé mon temps à l’écouter, à la regarder et je ne sais même plus ce que, diable, il y avait dans mon verre. J’ai passé mon temps à suivre le contour ovale de son visage, à plonger dans ses yeux plus verts que bleus aujourd’hui, à contempler le doux renflement de ses lèvres et à compter ses mèches. J’ai passé mon temps à converser poliment avec plein de compliments mais mon cerveau n’en garde pas de trace. La seule trace que j’ai conservée est la douceur de sa main dans la mienne. Et puis dans un bar, il faut bien se tenir et c’est incompatible avec mon envie de la capturer, de la posséder…

Nous sommes de retour sur la petite place. La température est clémente malgré l’heure tardive, Angélique n’ayant pas encore besoin du gilet qu’elle avait prévu dans son grand sac. L’eau coule toujours des vases que portent les quatre nymphes de bronze. Elle en prend un peu dans le creux de sa main pour boire et en met la moitié à côté. Ses lèvres sont toutes humides et son menton trempé. Comme je suis un homme pratique, je m’empresse de tout sécher par mes baisers. Elle n’est absolument pas contre et se prête de bonne grâce à ce petit jeu.

— Vous allez finir par m’user à force de m’embrasser partout !
— Ce n’est pas user qui m’intéresse, c’est abuser !
— Vous ne croyez pas que, justement, vous abusez un peu trop d’une pauvre femme désemparée ?
— Il faut bien vous consoler, non ?

Et hop, j’en profite pour lui clore les lèvres d’un long baiser. Pour une pauvre femme désemparée, je trouve qu’elle est terriblement consentante !

Nous sommes affalés à présent sur les bancs qui s’adossent à la fontaine. Je me suis casé le plus confortablement possible dans l’angle du banc et Angélique est quasiment sur moi, son dos contre ma poitrine, ses jambes allongées sur le reste du banc, ses mains sur mes bras qui l’enveloppent. Comme d’habitude (chanson connue), j’ai une vue imprenable sur son décolleté en V que je trouve de plus en plus irrésistible. C’est particulièrement pratique, ces deux bandes de tissu qui se croisent. Avec la bonne position, son décolleté est ouvert presque jusqu’au nombril. Il reste deux ou trois pouces avant de le voir.

— Belle soirée, me fait-elle.
— Très belle soirée…
— Oui…

Conversation édifiante et passionnante. Je me sens comme un collégien avec son tout premier amour. Pourtant, ce n’est guère le cas ! J’ai trente ans dépassés et quelques maîtresses à mon actif. Il m’est parfois arrivé d’utiliser la technique du « tu veux ou tu veux pas ? » en moins de 10 minutes, avec plus ou moins de réussite, il faut l’avouer !
Pour couper court à ces réflexions d’une haute portée intellectuelle, je me penche pour lui déposer un baiser sur le coin de son œil.

— Je me sens bien, murmure-t-elle.

Et elle se niche plus encore dans mes bras.

La lune est au trois-quarts pleine. La lumière ambiante est diffuse. Il n’y a plus grand monde sur la petite place. Elle frisonne, la température est en train de descendre. D’une main, je prends son gilet dans son grand sac blanc et l’étale sur elle pour la couvrir puis je la serre plus encore contre moi. Dans le mouvement, ma main gauche vient épouser son sein droit. Comme elle ne dit rien, j’ai même l’impression qu’elle facilite la prise en main, ayant pivoté son torse pour me le présenter, je laisse mes doigts là où ils sont. Elle se niche sous mon menton, s’abandonnant complètement. Comme je suis du genre adaptatif, j’en profite ! Posément et fermement, je commence à lui caresser le sein, devinant sa forme, cherchant son téton. Mon autre main se pose sur son cou, le caressant à son tour puis je lui prends le menton pour diriger ses lèvres entrouvertes vers le haut. Je capture sa bouche et commence un long baiser tendre.
Mes mains ne restent pas inactives. Ma câlinerie donne un certain résultat, je sens nettement la pointe durcie de son téton à travers les deux épaisseurs de tissu et j’en profite pour le titiller plus encore. Mon autre main (la nature fait bien les choses puisque nous avons deux mains) glisse doucement de son coup vers sa poitrine. Mes doigts passent sous la bretelle de son soutien-gorge puis s’aventurent plus profondément. Je tâte une peau douce et veloutée et le commencement d’un sein qui se gonfle imperceptiblement. Quelques secondes plus tard, j’ai capturé son sein gauche, j’ai toute sa forme dans ma main et mes doigts jouent avec ses reliefs, ses replis et sa pointe érigée. J’ai quitté sa bouche pour aller me nicher dans son cou. Sa respiration se saccade doucement.

— Cà se détache par-devant, me souffle-t-elle.

En voilà une bonne initiative ! Effectivement, mes doigts rencontrent une attache. Le soutien-gorge s’ouvre, libérant deux magnifiques petits seins en forme de poire. Magnifiques ? Je n’en sais rien puisque je ne les vois toujours pas, cachés comme ils le sont par le gilet mais ils doivent être magnifiques ! Je m’en assure sur le champ par le toucher. Oui, ils sont magnifiques, les doigts me le confirment. Ils se gonflent sous mes caresses, leurs pointes s’érigent plus encore. Nos lèvres sont à nouveau soudées dans un baiser plus passionné, langues emmêlés, plus exigent tandis que je martyrise ses tétons du bout des doigts sans oublier se soupeser dans mes paumes la masse charnelle de ses seins. Je suis entraîné dans un grand tourbillon qui m’emporte loin, très loin. Le même tourbillon que quand je jouis, ayant pénétré ma partenaire au plus profond. Je sens confusément, dans mon doux délire, des vibrations dans les bras d’Angélique. Vu sa position et les soupirs qui s’échappent de sa bouche que je libère de temps à autre sous le déluge de baisers dont je la couvre, je présume, je suppute qu’elle se masturbe.

Ce dernier verbe offre à mon esprit survolté un jeu de mots de bas étage mais excitant et je m’acharne plus encore sur ses seins tendis que je la dévore de ma bouche exigeante. Le mouvement de ses mains s’accélèrent, j’imagine ses doigts farfouillant son intimité que j’ignore encore. Ses jambes, dévoilées très haut, ont des secousses désordonnées. Angélique les croise, les ploie, les allonge à un rythme rapide. Parfois, lors d’un mouvement, j’entrevoie une petite culotte blanche sous laquelle j’irais bien jeter un coup d’œil pour y découvrir ses merveilles. Mais je suis captif de ses seins, rivés à eux et je les martyrise, les cajole, les supplicie, les vénère. Ses petits gémissements s’accentuant, je la sens qui se raidit, qui se tend, qui s’arque contre moi puis se détend en un long gémissement, apaisée et satisfaite.

Elle se love contre moi et semble vouloir s’endormir. Je me contente à présent de lui soupeser les seins, les caressant ci et là distraitement de mes doigts. Je ne sais pas comment j’ai fait mon compte mais j’ai réussi à ne pas faire dans mon caleçon. J’ai même réussi à me calmer, à sortir de mon tourbillon des sens. D’habitude, je ne me contente pas de si peu ! Il me reste néanmoins une grande envie de la garder contre moi, rien qu’à moi.

Hélas, tout à une fin…

— Je pense qu’il faudrait y aller, me dit-elle.
— Déjà ?
— Ce serait plus raisonnable…
— Je me pose la question… Raisonnable…

Elle me sourit, se lève, se réajuste et pose le gilet sur ses épaules. Nous allons ensemble vers sa voiture qu’elle avait garée dans une rue voisine. Tiens, elle a une Seat, un modèle de moyenne gamme. Elle ouvre la portière, lance son sac sur le siège passager puis se retourne pour m’embrasser.

— Merci, me dit-elle.
— Tout le plaisir fut pour moi…
— Que pour vous ? Est-ce bien si sur ? Demanda-t-elle taquine.

Je la vois rougir. Elle est adorable ainsi. Elle m’embrasse, perchée sur la pointe des pieds puis se recule un peu.

— Je peux vous demander quelque chose ?
— Tout ce que vous voulez !
— Retournez-vous !
— Que je me retourne ?
— Oui…
— Comme vous voulez…

Je me retourne comme elle me le demande. Je me demande bien pourquoi…

— Et vous ne vous retournez pas !
— Je suis déjà retourné… Dans les deux sens du terme !
— Ne jouez pas sur les mots…

J’attends, je ne sais pas ce qu’elle fait mais elle le fait.

— Fini ! Vous pouvez vous retourner.

Elle est à présent assise dans sa voiture, la clé est dans le contact et elle a mis son gilet. Elle me tend un petit sachet en papier.

— Attendez que je sois partie pour l’ouvrir !
— Ok, comme vous voulez !
— Oui, je le veux.
— Je vous revoie quand ?
— Vous le saurez en ouvrant le sachet.

Elle tend son cou vers moi et ses lèvres m’appellent. Un dernier baiser. Elle est partie.

Je reste là sur la route à la regarder disparaître. Un virage et elle n’est plus là. Quelque chose m’intrigue. Je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un coup d’œil sur son décolleté et il me semblait bien que quelque chose manquait…

J’ouvre le sachet. J’y trouve alors son soutien-gorge. Je le presse sur mon visage pour m’imprégner de son odeur. Au fond du sachet, je découvre une feuille de papier pliée en quatre, une écriture élégante en gros caractères :

Mardi 18H55, Sortilèges, rue de Paris, venez me le remettre…
Ps: prière de ne pas me contacter d’ici là, merci.

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